Les personnes qui râlent à temps complet sont les plus intelligents… Voilà pourquoi !

Etre de mauvais poil, râlez, c’est un signe d’intelligence.

Si vous êtes de mauvaise humeur, voulant tout envoyer balader, nous vous conseillons de vous mettre illico à écrire, à faire des maths, à préparer  une réunion, à étudier, à faire n’importe quoi d’autre qui mettre votre cerveau à profit ..
Car il est maintenant prouvé : être de mauvaise humeur aide à mieux vous concentrer et à avoir des raisonnements plus fructueux.
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Dans une parue en 2013 dans « Current Directions in Psychological Science », il démontre que la mauvaise humeur et l’énervement aident à la concentration et permettent de mieux faire des jugements.

« Josef Paul Forgas » explique ainsi que le rôle joué par la tristesse est particulièrement étonnant, mal compris.

Lorsqu’on regarde de près le répertoire des émotions humaines, on s’aperçoit qu’il y a une forte pré-domination des sentiments « négatif », chose plutôt intrigante, dans les années 1970.
« Paul EKman », pionnier des sciences de la psychologie, avait identifié six émotions humaines de bas, quatre d’entre elles étaient des émotions négatives,la peur, la colère, le dégoût et la tristesse, les deux dernières étant ( la joie et la surprise ).

C’est à partir de là que notre chercheur s’est posé la question : Si toutes ces émotions négatives ont survécu au grand test de l’évolution, c’est qu’il y a une bonne raison à cela.

Ces émotions « mauvaises » offrent peut-être un avantage du point de vue de la survie, avance encore « Forgas ».

Il est vrai qu’on peut sans doute comprendre l’utilité de la peur ou de la colère à l’état brut, qui matraquent notre cerveau d’adrénaline afin de nous aider à sortir des situations à risque, mais le reste ?

Afin de comprendre tout ceci, « Forgas » à mis au point une suivie de tests et d’expérience afin de voir s’il était possible que les émotions négatives puissent être en fait utiles, et peu à peu, il s’est rendu compte que c’était bel et bien le cas !

Au sein de l’université, « Forgas » a demandé à un échantillon de 186 étudiants de voir différents films, drôles ou plutôt dépriment, afin de les mètres dans des dispositions mentales différents : une moitié de volontaires se trouvait  de très bonne humeur, et l’autre moitié était beaucoup moins enjouée..

Après la diffusion du film, une série de questions est posée aux étudiants, surtout avec des images à décrire, mais en leur demandant aussi de voter la véracité de différentes rumeurs ou légende urbaines.

« Forgas » et ses collègues ont remarqué que les personnes mises dans état de mauvaise humeur et de tristesse avaient fait moins d’erreurs que les autres, et que leurs réponses étaient claires et pertinentes, plus particulièrement les grincheux avaient tendance à se montrer beaucoup plus sceptique face à certaines affirmations fausses, ce qui leur permettent de raisonner de manières plus logique.

Puis « Forgas » et son équipe ont mis en place une sorte de jeu vidéo dans lequel une série d’images apparaissent rapidement sur un écran d’ordination, sur certaines images des personnes pointaient des armes à feu, tandis que sur d’autres images, elles avaient des objets totalement innocents comme un thermos ou une canette de soda, les participants devaient réagir au quart de tour et « tirer » sur les personnes portant des armes, tout en épargnants les autres, assez étrangement, les volontaires qui était de mauvaise humeur avaient beaucoup plus de sang-froid et semblaient beaucoup plus attentifs.

Avec cette série de tests, les chercheurs ont pu prouver que les personnes « tristes et de mauvais poil » étaient dans les meilleures conditions pour prendre une décision difficile, mais pas seulement !

d’autres séries d’expériences ont en effet révélé qu’outre favoriser les prises de décisions, la mauvaise humeur pouvait aussi améliorer les performances cognitives, la mémoire, réduire les bisais induits par les stéréotypes, et même, paradoxalement … accroître la motivation !

La conclusion mérite que l’on y réfléchisse à deux fois : Tandis que l’humeur positive semble promouvoir la créativité, la flexibilité et la coopération, la mauvaise humeur active un esprit plus réfléchi et prudent, qui rend la personne plus attentive au monde extérieur.

Donc, si vous voulez prendre une décision importante, débrouillez-vous pour cogner un meuble, engueulez-vous avec tout le monde, faites cramer votre café et marchez dans la crotte du chien, histoire de mettre toutes les chances de votre côté.

« Josef Paul Forgas » psychologue social hongrois et actuellement professeur à l’université de New South Wales, en Australie, a étudié de près la manière dont les émotions peuvent influencer nos performance cognitives, et plus précisément, interférer dans nos facultés de jugement et de prise de décision.

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